Ariane Buisset, écrivain, professeur de yoga, Tai-Chi, Qi Kong, chant diphonique et harmonique, méditation Zen et tibétaine ARIANE BUISSET
   
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NOUVELLES FRIVOLES
Ariane, qui avait les cheveux très longs, s’est décidée à les couper en Avril 2007 et les a maintenant très courts. Ne vous étonnez donc pas quand vous la verrez !

Et puis si, finalement, voici une photo récente prise à l'improviste par une élève, mais ce sera la seule !

 

 

 

NOUVEAUX COURS DE MÉDITATION ET DE CHANT HARMONIQUE
Un cours d’initiation à diverses approches de la méditation (zazen et pratiques tibétaines) débutera dans l’Orne à partir du 17 septembre 2007.
Un cours de Chant harmonique pourrait débuter à Paris dans la salle de cours habituelle (gare du Nord) le mercredi de 21 h à 22 h si cela intéresse des pratiquants. Je sais que c’est tard, mais il est absolument nécessaire, vu le volume sonore dégagé par le cours, que le bâtiment soit vide… En outre, la salle n’est pas disponible.

NOUVEAUX LIVRES EN VUE
Je suis en train d’écrire un nouveau livre sur les religions comparées (encore !) et j’ai terminé deux recueils de contes sur l’éveil, dans mon style habituel (Chine, Japon, Inde, etc.). Ces livres sortiront dans le courant de l’année 2008… si tout va bien.

NOUVEAUX ARTICLES : ÉDITOS LÉGERS SUR DES SUJETS GRAVES
Ayant pris la suite de Pierre Feuga, à chaque parution, je rédige désormais l’édito du magazine Infos-Yoga. Abonnez-vous à cette revue, qui est excellente, auprès de Mathieu au 02 99 43 17 90
ou consultez le site d'Infos-Yoga.

Édito 1
"Sauve qui peut, les femmes et les enfants d’abord !"

Est-ce un effet du livre que j’écris, est-ce un effet de l’âge, je réfléchis beaucoup en ce moment sur les carences des diverses traditions.

Les plus importantes me semblent venir du fait que la plupart des textes dits sacrés ont été écrits par des hommes pour des hommes, le plus souvent célibataires. Même dans les cultures qui prônent le mariage (Islam et Judaïsme) il n’est pas le lieu privilégié de l’ascèse menant à la non-dualité. C’est le lieu même du rapport hiérarchique et du point de vue masculin.

Il s’ensuit deux choses. Soit le regard des femmes est totalement absent (Qu’ont-elles à dire sur l’Absolu ? Quelles seraient leurs méthodes ? On n’en sait jamais rien !) Soit les femmes n’existent que pour le salut des hommes, jamais en tant qu’individus. Elles sont censées servir leur mari, voilà toute leur pratique spirituelle. L’inverse est impensable : qu’on conseille à un homme, pour se libérer de son ego, d’aider son épouse en lui sacrifiant tout. Le don de soi, toujours unilatéral, n’est salvateur que dans un sens !

Ainsi la femme est-elle vue au mieux, comme la femme avec un grand F, "la porte de l’inconnu", "la révélatrice du mystère", "l’initiatrice sexuelle"… et au pire, comme "la femme de ménage, la cuisinière, et la mère porteuse de "mes" enfants."
Arrivée heureusement (!) au vingt-et-unième siècle, je trouve toutes ces idées effroyablement réductrices pour les deux sexes. Elles déconsidèrent totalement nombre de textes à mes yeux.

À part les femmes, les grands perdants sont les pères de famille : "Il vaut mieux se marier que brûler" dit Saint Paul, comme la plupart des maîtres hindous ou bouddhistes. Il sous-entend par là que seul un mâle célibataire peut atteindre les sommets… S’il est ermite et n’a jamais touché une femme, c’est encore mieux ! Sinon, il peut, soit espérer devenir "saddhu" dans sa prochaine vie, soit nourrir le clergé, soit lui consacrer quelques-uns de ses enfants.
L’homme marié se trouve ainsi généralement dans la même position dévalorisée face aux "grands pratiquants", que la femme devant lui. Dans la pyramide qui va de l’illusion à l’éveil, il occupe la position intermédiaire. Mais ne désespérons pas : s’il entend l’appel, il abandonnera peut-être sa famille pour devenir enfin "un renonçant" !

Je suis sans doute partiale, mais devant ces échelles de valeurs misogynes et "famillocides", je suis indignée. Il me semble que nous n’avons depuis des millénaires que les opinions de mâles célibataires, enfermés dans leur solitude ou dans leur communauté, ayant souvent fui nombre d’expériences avant de les avoir connues, digérées, transcendées, et projetant sur elles leurs peurs, leur ignorance et leurs névroses. Pire encore, l’accumulation massive de leurs enseignements nous a presque convaincus qu’effectivement les hommes mariés sont des pratiquants de deuxième classe et les femmes des quantités négligeables, qui n’ont qu’à se couler dans le moule commun, quand on a la bonté de les accepter.

Quant aux enfants, ce sont les vrais grands oubliés de l’affaire. Car que leur proposent les grands maîtres ? Où sont les exercices, postures et méditations adaptés à leur croissance ? Les femmes étant chargées de s’occuper d’eux, ils grandissaient à mille lieues des préoccupations "essentielles" de leurs grandes lumières. Et surtout, ne venez pas me dire que la pratique ne peut commencer qu’à l’âge adulte…

Certes les textes classiques comportent des enseignements extraordinaires : tous ceux qui concernent le non-manifesté (l’inchangeant)…, mais pour le reste, pour "le visible de l’invisible" (le changeant), ils sont, selon moi, fautifs, lacunaires et même dangereux. Témoins d’époques révolues, ils négligent plus de la moitié de l’humanité, qui est tantôt inexistante, tantôt dévalorisée.

J’attends donc, avec enthousiasme, que d’autres témoignages apparaissent. Pourquoi, enfin autorisées à parler, les maîtres-femme ne mettraient-elles pas au point des rituels, des visualisations, des sacrements et des mantras, concernant tant d’aspects négligés de l’aventure humaine ? Je pense aux rapports amoureux (à voir comme une communion et non comme essentiellement procréateurs), à la grossesse, à l’allaitement et à l’accouchement (à célébrer comme des moments divins et non à endurer comme des souillures nécessitant des "purifications" !), etc.

Pour restituer l’équilibre des regards, pourquoi l’homme n’apparaîtrait-il pas, à son tour, comme la porte de l’inconnu et de la transcendance. N’est-il pas, lui aussi, l’autre ? L’insondable ? La beauté ? Seul un regard masculin voit la femme comme un terrible mystère (Ah ! Freud et son "continent noir" !) Pour une femme, c’est qu’un corps "fermé" ne puisse pas donner la vie qui est bizarre. Croyez-moi, la femme est normale... banale… Et si l’homme ressent qu’elle l’ouvre à l’indicible, la réciproque est vraie. Lui aussi lui révèle un monde et la relie à l’Energie. Lui aussi est le "Terrible" et "la Mort" (comme Kali !). Même là, les images traditionnelles sont partiales !

Bref, pourquoi des couples éveillés ne feraient-ils pas rentrer dans le divin leur relation, leur amour et leurs enfants… Pourquoi n’en parleraient-ils pas dans de nouveaux enseignements sacrés ?

Tous les maîtres que j’ai écoutés (Philip Kapleau pour le Zen, Namkai Norbu pour le Bouddhisme et Jean Klein pour le Védanta) étaient pères de famille. Ils n’en enseignaient que mieux. Leur expérience concernait autant l’invisible que sa transposition dans une vie quotidienne pleine de coups de téléphone, de bulletins scolaires et de notes d’épicerie. On sentait qu’ils avaient pratiqué la délicate ascèse consistant à être en contact avec de vraies femmes (et non avec des fantasmes ou des esclaves sexuelles agréablement muettes).

Pionnier en la matière, Thich Nhath Han donne un enseignement destiné aux enfants. Il explique comment aborder "les scènes de ménages" avec autant de détails que d’autres décortiquent des asanas. Philip Kapleau a ordonné plusieurs "maîtresses de Zen".

Après quatre mille ans de paroles proférées par des hommes renonçants ou dominants, il est temps d’agrandir le paysage et de proposer à tous les êtres sans exception un enseignement digne de ce nom. Pour moi, aucun doute : les femmes et les enfants d’abord, telle est la voie du présent !

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Edito 2

Le maître est partout. Je vais vous faire une confidence. En acceptant de rédiger certains des editos d’Infos-Yoga, j’ai l’impression d’être "une impostrice". D’abord parce que je ne suis pas certaine de remplir cette tâche avec le même brio que mon prédécesseur. Ensuite parce que, malgré mon profond respect pour de nombreux magazines, dont "le nôtre", je n’arrive pas à les lire. Je lis beaucoup, certes – des essais sur la science, la société, l’écologie, l’histoire, l’économie et la psychologie – mais depuis plusieurs années, je suis devenue allergique à tous les ouvrages consacrés à la spiritualité. La simple lecture en diagonale d’articles mentionnant "le Soi" , "la conscience élargie" et "le sens réel des asanas" me donne la nausée.
Est-ce à dire que je méprise le travail de mes collègues ? Que je pense n’avoir plus rien à apprendre ? Que je suis en profonde contradiction avec moi-même, faisant partie des mâcheurs de mots impénitents ? Je n’en sais rien.

Il y a quelques années, dès que j’avais un peu d’argent de poche, je courais à la Fnac pour voir les nouvelles parutions concernant l’Inde, la Chine et le Tibet. Les témoignages des grands maîtres encombraient ma table de chevet. Certains avaient été tellement feuilletés et annotés qu’ils tombaient en loque. J’en connaissais des passages par cœur. Je retrouvais en un clin d’œil les pages nourrissantes.
Et maintenant, me voici renégate. Je ne lis plus que "les nouveaux aspects de la physique", "l’histoire du colonialisme" et "80 hommes pour sauver la planète"…
Ainsi donc, dimanche dernier, au lieu de me replonger de force dans Thérèse d’Avila, je suis allée à la journée des courts métrages organisée dans le village d’à côté.

J’entre dans la salle, dans le noir, en plein milieu d’une projection, et soudain j’entends : "Écoute, mec, tu souffres encore parce que tu t’identifies à ton métier… à la définition de l’administration ! Mais tu n’es pas cela. Parce que tout cela n’est rien ! Tu es vivant ! Et la vie, ce n’est pas l’administration, ni ce qu’il y a d’écrit sur tes papiers ! La vie c’est un truc où tout est toujours définitivement mort (sic). Tout le temps. Après cinq minutes ou après dix ans ! Ce que tu as vécu, c’est tout de suite mort… Mais maintenant, là, tout est nouveau. La vie est imprévisible. Je te le dis, la prison, elle est dans ta tête, mec ! L’autre, celle avec des murs, elle n’est pas grand-chose."
Qui parle ainsi en gros plan sur l’écran, avec un regard qui rit et fusille en même temps ?
Un maître du Vedanta ?
Non, un type qu’on appelle un malfrat. Et on entend bien, au son de sa voix, qu’il dit ce qu’il pense, pas ce qu’il a lu quelque part. Il dit ce qu’il a compris, à la force du poignet.
Ce n’est qu’à la fin du documentaire que j’apprends qui est cet homme (je ne dirai pas ce sage). Il s’appelle Michel Vaujour. Il a fait plusieurs braquages et passé de nombreuses années en prison. Il s’est évadé deux fois. À qui parlait-il ? À un ex-inspecteur de police nommé Loiseau, accusé d’être un ripoux et mis dans la même cellule que lui, parce qu’on craignait qu’il ne se suicide.

Imaginez un peu : le gangster et le flic, ensemble. Le gansgter qui admet qu’il est là pour une raison valable. Le flic qui clame son innocence et se sent brisé par le système auquel il croyait bêtement. Le gangster s’en moque, que l’autre soit un flic, il lui parle en souriant d’abord comme à un autre être humain, puis comme à un copain. Il lui répète : « tu souffres parce que tu as encore des illusions ! Tu es un idéaliste. Tu crois en la justice. Tu crois que la société fonctionne selon des normes sûres. J’admire ta naïveté. D’une certaine façon, je t’envie. Mais ça te fait souffrir. Tandis que moi, je vais bien. Je pense que tout ça c’est secondaire… Que la justice de l’administration existe ou pas, peu importe ! Moi, je suis là pour une raison, toi sans raison… et alors ? Ce qui compte, ce n’est pas de changer tout ça. La justice, la société, l’administration, tu ne les changeras pas ! L’important, c’est de sortir de la prison qui est dans ta tête. Est-ce que tu es juste un flic ! Juste ça ? Mais moi, je ne suis pas juste ce qu’on dit de moi ! Je ne suis pas un malfrat ! La vie, mec, ça ne se définit pas avec des formules… c’est toujours neuf !"

Ce type-là, je l’écouterais parler pendant des heures. Et à côté de lui, il me semble que les quelques petites choses que j’ai comprises, je ne les ai pas payées très cher, malgré mes années de prétendue "recherche". Je ne les vis sans doute ni aussi fort, ni aussi sincèrement.
Par rapport à lui, j’ai eu et j’ai encore des tas d’échappatoires. Des facilités.
Écrire dans Infos-Yoga, par exemple, est un luxe de pseudo-enseignant, qui peut autoriser à jouer simplement avec les mots. Personne ne me surveille avec une mitraillette…Si je me mens à moi-même, je tiendrai quand même le coup. (J’ai une chouette maison, des CD, de la moquette !)
Dans la facilité, on peut se raconter des tas d’histoires.

Alors, est-ce que la Vie dont j’aimerais parler est vraiment la Vie ? Est-ce que ma vie lui ressemble ? En est-elle digne ? Suis-je aussi honnête face à cette Vie que si ma survie en dépendait ?
On ne peut pas tromper entre la vie et la Vie, quand on est acculé entre quatre murs, mis aux bans de la société, en porte-à-faux partout.

Des fois, on fuit le maître. On se dit : "Tiens, je vais juste aller me distraire" et on tombe sur un maître qui vous fait rougir. Attention, attention.
Le maître ne vous rate pas. Il est partout.

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Édito 3
Tout beau, tout près

Je m’étonne toujours de l’absence de célébration du monde chez la plupart des maîtres. Évidemment, en tant qu’instructeurs, ils considèrent que leur tâche consiste à avertir de l’existence d’une dimension cachée, sans forme, sans couleur et sans odeur, pour affirmer que l’expérience en est possible, sans attendre ni la mort, ni "la seconde venue du Christ", ni une meilleure réincarnation, ni quoi que ce soit de décisif, dans le futur.
Pour mettre les foules en marche, ils répètent donc à l’envie : Ce monde est souffrance (le Bouddha), Tout passe (Héraclite). Tout est vanité (L’Ecclésiaste). Le Samsara est une roue infernale. Leurs éloges convergent vers le "dieu sans qualités" (Nirguna Brahman), le Vide (shunyata), La pure conscience... Leurs déclarations d’amour s’élèvent vers ce Christ, cette nature originelle, ce Dieu et cet Allah, hors du temps et de l’espace, que nul ne peut dépeindre, quand ce n’est pas tout simplement interdit par la Loi.
Pas un de ces libérés (ou si peu) qui exprime son extase devant les herbes qui ondulent dans le pré, la pluie qui ruisselle sur les vitres, la bouse de vache qui tombe.
Pas un (ou si peu) qui chante la beauté du monde, une fois que le Vide (Allah ou Jésus) s’est révélé à lui-même, dans son absence d’autre.
Pas un qui insiste sur la nécessité du retour…
Du retour vers les flots, après avoir tant parlé du retour à la source.
Il y en a même qui continuent à rester assis dans leur grotte, sans bouger dans la seule béatitude du sans forme, qui refusent de parler, de se nourrir. Qu’on alimente à la cuiller. Qui écrivent sur des bouts de papier.
Je suis sans doute une mécréante, mais…
Ceci me dépasse !
Si ceci est bien cela (et cela l’est !) pourquoi ne pas bouger les lèvres, marcher dans la boue, planter des arbrisseaux ? Où est le danger, quand c’est en toute conscience ? Où risquerait-on de se perdre, une fois retrouvé ?
Si "le Vide est la forme" et "l’Atman le Brahman", pourquoi ne pas caresser son amant ou son amante, jouer avec un enfant, vider la poubelle ? Enfin bien ! Et mieux qu’avant ! Pourquoi ne pas être ému aux larmes devant le nez rose du chat – qui ressemble tant à de la pâte d’amandes - , l’ombre du soleil déclinant devant la porte, le cri du héron, qui dit des mots que je ne comprends pas ?
Comme le Saint Esprit, toutes ces choses, personne ne "sait" ni d’où elles viennent ni où elles vont. Elles soufflent où elles veulent.
Le héron crie et il passe. Voilà la beauté.

Célébrer le sans-forme, crier qu’on mourra de ne pas "l’atteindre", le supplier en tendant les bras, répéter face à la douleur de la vie humaine, qu’il est la seule issue, cela ne doit avoir qu’un temps !
Sur le chemin du retour du nulle part vers le nulle part, une fois parcouru en boucle le faux voyage, pourquoi ne pas chanter que, même rempli d’enfants auxquels on a coupé les bras dans de sinistres guerres fratricides, de vieillards qui s’étiolent de jour en jour, dans leurs excréments, de manipulateurs qui imposent à toute la planète leurs hamburgers, leur pétrole et leur jeu du millionaire, de prédicateurs qui promettent l’enfer aux impies, et un gros compte en banque aux fidèles, il y a partout, toujours, dans chaque situation, la présence de cette insaisissable beauté.
Comme dans les livres d’images de notre enfance, il est là partout "en couleur", ce fameux sans couleur, qui même au sein d’une histoire d’ogre illumine tout. Même quand la page est noire, et presque impossible à regarder, elle est quand même écrite sur de la lumière.

La Maya n’est une illusion sinistre que sans son époux, Shiva, sinon, elle danse… ou si l’on préfère d’autres symboles, ce monde n’est creux que sans la conscience du Vide.
Comme la Grande Mère et son époux sont inséparables, pourquoi ne pas célébrer aussi la beauté transcendante du visible ? Non seulement le son de la cloche se perd dans le silence. Mais il est silence.

Un maître japonais a écrit :

Dans la gelée blanche du sentier,
Épanoui, Oublié
Un pissenlit.

N’oublions pas le pissenlit. Qui sait jusqu’où vont ses racines.

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Ariane Buisset - Association de 1901 "La Découverte"
SIRET : 428 924 021 00010
Ariane Buisset, écrivain et chroniqueuse, professeur.
Cours de Yoga, Tai-CHi, Chant diphonique et chant harmonique, Méditation Zen, Écriture.
Dès 2007, Arts graphiques, atelier de gravure sur cuivre.